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jeudi 14 avril 2016

✐ Chronique littéraire: De l'homme ✐

Je tenais tout d'abord à remercier le site Livraddict ainsi que les éditions Folio de m'avoir envoyé ce livre! 


☛ Auteur: La Bruyère
☛ Edition: Folio
☛ Collection: sagesse
☛ Format : poche
☛ Nombre de pages: 84




☛ Résumé :  « La philosophie convient à tout le monde ; la pratique en est utile à tous les âges, à tous les sexes et à toutes les conditions ; elle nous console du bonheur d’autrui, des indignes préférences, des mauvais succès, du déclin de nos forces ou de notre beauté ; elle nous arme contre la pauvreté, la vieillesse, la maladie et la mort, contre les sauts et les mauvais railleurs ; elle nous fait vivre sans une femme, ou nous fait supporter celle avec qui nous vivons.» 

Dans une langue étincelante, un kaléidoscope de maximes acerbes et de portraits croqués sur le vif : un antidote efficace et jubilatoire à la comédie sociale.





✁Ce que j'en ai pensé:


Dans ce petit livre, les éditions folio nous ont rassemblé quelques passages des Caractères du même auteur. N'ayant jamais lu cette oeuvre, il me paraissait tout à fait intéressant de commencer par ce recueil, un peu comme une mise en bouche!

Premier aperçu: la couverture! Je trouve cette illustration de l'évolution humaine très jolie et parfaitement adaptée à l'oeuvre. Un seul petit point négatif... vous ne voyez pas?... J'ai été un peu surprise par le fait que le mot "homme" n'ait pas été écrit avec une majuscule... Parce que oui, pour moi "h" = genre masculin et "H"= l’espèce humaine.  Oui, bon, j'avoue je cherche la petite bête mais quand même :(

On retrouve donc dans cet ouvrage 158 réflexions sur l'Homme en général, à travers tout type de sujets. Le fait que chaque paragraphe soit séparé et bien numéroté facilite la lecture. De plus, je pense que l’ordre importe peu : chaque sujet est différent, vous pouvez donc tout à fait fragmenter votre lecture.
 
La Bruyère choisit précisément chaque mot ce qui permet au lecteur de bien comprendre sa pensée. Il parvient à transmettre un portrait fidèle de l'Homme, plus souvent dans la critique d'ailleurs. Et c'est exactement ce qui m'a intéressé. En effet, ces petites réflexions permettent de se retourner sur soi-même à la fois en tant qu'individu et en tant que représentant du genre humain. Chaque phrase suscite un questionnement chez le lecteur attentif. C'est en cela que cet ouvrage me paraît être une bonne manière d'entrer dans la philosophie. 

 Cependant, je ne dirai pas que cette lecture est "facile", elle pourrait même ne pas convenir à tout le monde. En effet, l'auteur utilise beaucoup de références, notamment philosophiques (il évoque par exemple Platon, ou encore le stoïcisme). De ce fait, je pense qu'il est nécessaire de connaître ou au moins de faire l'effort de rechercher la signification de ces références pour avoir une bonne compréhension des pensées de La Bruyère.  

Je vous conseille donc fortement cet ouvrage qui vous permettra de découvrir tout un pan de la réflexion philosophique, sans pour autant avoir la prétention de remplacer la version complète. C'est en effet toujours mieux de lire une oeuvre dans son intégralité: car, n'oubliez pas, chaque coupure modifie sensiblement un écrit et aucune sélection n'est anodine. (Ce n'est pas une critique de l'ouvrage, juste quelque chose que vous devriez toujours avoir à l'esprit). 

✁ Note Livraddict: 

15 / 20




[J’espère que cette chronique vous aura plu et vous aura donné envie de lire, n'hésitez surtout pas à me laisser un commentaire: rien ne me ferai plus plaisir. Gros bisous!]


Clémence.


jeudi 6 août 2015

✐ Chronique littéraire: Invisibilité ✐

Je tenais tout d'abord à remercier le site Livraddict ainsi que les éditions Robert Lafon pour m'avoir permis de découvrir cet ouvrage!

Invisibilité

Fantastique


☛ Auteur: Andrea Cremer & David Levithan
☛ Edition: Michel Lafon
☛ Format : grand format
☛ Nombre de pages: 432




☛ Résumé : Stephen est invisible depuis toujours.
Une malédiction impossible.Jusqu'au jour où Elizabeth le voit.Elle seule peut briser le sort.Au risque de les séparer à jamais.




✁Ce que j'en ai pensé:


Dans cette nouvelle histoire, les deux auteurs nous présentent Stephen, un adolescent de 16 ans. Le problème, c’est qu’il est invisible depuis sa naissance. Il ne sait pas vraiment pourquoi ni comment cela est arrivé. Un jour, il rencontre Elizabeth, la première personne qui est capable de le voir.
Cet événement soudain va alors déclencher beaucoup de questions et d’aventures.
Je trouve l’idée de cette histoire plutôt originale, mais pas non plus exceptionnelle. Les premières pages arrivent directement à nous faire rentrer dans ce nouvel univers assez prometteur.
Cependant, j’ai trouvé que les choses allaient trop vite. En effet, je pense que les péripéties arrivent assez rapidement et j’aurai aimé qu’avant cela, l’histoire de Stephen et Elizabeth soit plus développée.
De plus, j'ai trouvé que l'univers de l'histoire est très mal expliqué. On a l'impression que les personnages n'en savent pas plus que nous, c'est à dire presque rien, ce qui est très dommage...
Malgré cela, l’histoire reste assez intéressante et captivante tout au long du récit. Il n’y a pas de longueurs ni de moment d’ennui (en tout cas, pour moi, ça n’a pas été le cas).
J’ai trouvé les personnages plutôt sympathiques avec des caractères bien définis ; à part peut être pour Stephen qui donne l’impression d’être plus effacé que les autres protagonistes.  J’ai pour ma part beaucoup apprécié Laurie, le frère d’Elizabeth qui est pour moi un personnage clé de l’histoire grâce auquel on ne s’ennuie pas et on s’amuse. On pourrait cependant reprocher à ses adolescents d’avoir un comportement, des réflexions assez stéréotypés. J’ai quelques fois souris pendant ma lecture en me disant « voilà bien une attitude d’un adolescent stupide ». Mais bon, on passe assez facilement au dessus de cette petite faiblesse pour se focaliser sur l’histoire en elle-même.
L’écriture reste plutôt basique mais précise et agréable à lire. Les auteurs ont décidé d'alterner les points de vues avec un chapitre raconté par Stephen, un autre par Elizabeth et ainsi de suite. Ce choix rend la lecture assez dynamique et fluide, ce qui est assez agréable. 
La couverture est quand à elle assez jolie, bien que j’avoue que j’ai un peu de mal avec le personnage féminin (et surtout avec ses chaussures haha !).
Invisibilité est donc une lecture agréable et sympathique, bien qu’elle n’ait malheureusement rien de génial.




✁ Note Livraddict: 





[J’espère que cette chronique vous aura plu et vous aura donné envie de lire, n'hésitez surtout pas à me laisser un commentaire: rien ne me ferai plus plaisir. Gros bisous!]


Clémence.





dimanche 31 mai 2015

✐ Chronique littéraire: Cruelle est la terre des frontières ✐



Coucou tout le monde ! Tout d’abord, j’aimerai remercier le site Livraddict ainsi que la maison d’édition Points  pour m’avoir permis de lire cet ouvrage dans le cadre d'un partenariat.


Cruelle est la terre des frontières

(Rencontre insolite e Extrême-Orient)
Aventure


☛ Auteur: Michel Jan

☛ Edition: Points
☛ Collection : Aventure
☛ Format : poche
☛ Nombre de pages: 276




☛ Résumé : Franchir la muraille de Chine, traverser la plaine manchoue noyée dans une luminosité hivernale, passer de longues heures dans le Transsibérien, pour parvenir enfin à Khabarovsk, ville russe proche de la Chine, et faire la connaissance de celui qui marquera votre vie à jamais. C’est ainsi que commence l’histoire de l’auteur qui, en 1971, rencontre Vladimir, Russe né à Harbin en Chine, lieu de luttes sanglantes entre les deux pays. Au fil du temps, leur amitié se renforce et Vladimir raconte son destin exceptionnel à la croisée de deux mondes.





✁Ce que j'en ai pensé:


Michel Jan, géopoliticien fasciné par l’Asie orientale nous offre dans son ouvrage un témoignage exceptionnel. Par ses nombreux voyages en Asie et plus particulièrement dans la ville de Harbin, le narrateur va rencontrer un certain Vladimir. Il va alors, pendant plusieurs années, tenter de percer les secrets de la vie de ce russe réfugié en Chine au XXe siècle.
L’auteur nous offre ici à travers les témoignages de Vladimir une peinture d’une région reculée de Chine marquée par les relations changeantes avec la Russie. Nous allons petit à petit découvrir l’histoire tourmenté de cette région par la retranscription de la vie de Vladimir.

Cet ouvrage est une véritable montagne d’informations historiques, culturelles et géographiques. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est parfois assez difficile à lire. Il requiert selon moi un minimum de connaissances sur l’histoire russe et chinoise pour être bien compris. L’histoire de la Chine étant d’ailleurs au programme pour le bac, j’ai beaucoup apprécié le fait de pouvoir comprendre les événements et de pouvoir compléter mes connaissances sur le sujet.


J’ai trouvé parfois la lecture un peu lourde, marquée par l’afflux considérable de dates, de noms de villes ou de personnages sans doute un peu trop présents dans le récit.
Cependant, cette lecture reste très enrichissante d’un point de vue culturel mais également humain. En effet, on découvre toutes les difficultés qu’ont connues, comme Vladimir les russes émigrés en Chine.

Au fil des pages je me suis attaché à Vladimir et mon intérêt pour son histoire n’a fait qu’augmenter. Même si le récit est entrecoupé de passages pour décrire les lieux ou encore les actions présentes, on arrive à se plonger au cœur de l’épopée du personnage.

Cette lecture, bien que quelques peu difficile par moments (et surtout au début) a donc réussi à me transporter dans cette région mystérieuse du monde. Les personnages sont attachants, l’histoire très intéressante et l’écriture très agréable. J’ajouterai qu’il est préférable de prendre son temps pour découvrir cet ouvrage afin de bien comprendre tout ce que l’auteur veut nous transmettre.


Je vous conseille donc cette lecture si vous souhaitez en savoir plus sur les relations entre Chine et Russie durant toutes les perturbations du XXe siècle.




✁ Note Livraddict: 




[J’espère que cette chronique vous aura plu et vous aura donné envie de lire, n'hésitez surtout pas à me laisser un commentaire: rien ne me ferai plus plaisir. Gros bisous!]


Clémence.


mercredi 11 mars 2015

✐ Chronique littéraire ✐



La peste

Philosophie


☛ Auteur: Albert Camus
 ☛ Edition: Folio
 ☛ Format : poche
 ☛ Nombre de pages: 279

☛  Résumé : Oran est victime de la peste. Les autorités de la ville décident de fermer ses portes pour éviter la propagation de l’épidémie. Dès lors, la population s’organise pour faire face au fléau, qui de jour en jour prend des proportions monstrueuses. Six personnages vont agir, chacun à leur manière, face à la peste. Le docteur Rieux et Tarrou vont s’investir pleinement dans l’organisation sanitaire de la ville. Rambert, un journaliste de passage à Oran, voudra d’abord quitter la ville par tous les moyens, puis pris de compassion rejoindra Rieux et Tarrou dans leur lutte. Grand, employé à la mairie, participera également à cet effort. Cottard quant à lui profitera de la détresse de la ville pour mettre sur pied un marché noir.rnAprès près de dix mois de quarantaine, la ville d’Oran ouvre à nouveau ses portes. Rieux apprend par télégramme la mort de son épouse, Rambert retrouve la sienne, et Cottard sera arrêté par la police.







✁Ce que j'en ai pensé:

Alors que je n’avais pas vraiment aimé le premier livre que j’ai lu de cet auteur, L’étranger (ici), je me suis tout de même lancée dans cette lecture, étant tout de même  attirée par cette histoire.
Finalement, je n’ai vraiment pas eu l’impression d’avoir à faire au même auteur ! L’écriture est pour moi radicalement différente, beaucoup plus fluide, jolie et surtout bien plus agréable à lire.
Le récit commence par la présentation de la ville d’Oran, ravagée par un étrange fléau : des centaines et des centaines de rats sont retrouvés morts aux quatre coins de la ville. Puis, s’en suit une mystérieuse fièvre, mortelle pour la plupart de ses victimes, qui commence à inquiéter une grande partie de la population. Le verdict fini par tomber, la peste envahie la ville qui est alors mise en quarantaine.
Dans ce roman, Camus nous fait vivre toute cette malheureuse période de terreur qui s’est brusquement abattue sur Oran. Il nous fait une sorte de chronique, nous racontant divers destins de plusieurs personnages qui sont alors coupés du monde et sous la menace omniprésente de la maladie.

L’histoire en elle-même est plutôt intéressante. Elle est surtout merveilleusement bien racontée, tant au niveau de la narration, de enchaînement des événements qu’au niveau de l’écriture qui se trouve avoir un côté envoûtant.
Outre le récit pur de l’épidémie, l’auteur permet également, grâce à ce tableau, de mener une analyse de l’humain. A travers les réactions des hommes face à cet événement, l’auteur transmet une sorte d’analyse sociétale qui rend la lecture encore plus intéressante.
Les personnages sont très bien travaillés, riches et passionnants. L’histoire est cependant majoritairement centrée sur le genre masculin, ce qui n’a peut-être pas attiré l’attention de tout le monde. Personnellement, je trouve que quelques filles n’auraient pu que renforcer l’intérêt du récit.

Durant la lecture, je ne suis pas vraiment rentrée dans l’histoire. J’ai plutôt vécu tout cela d’un point de vue extérieur, sans trop m’impliquer dans le récit. Je ne sais pas si cela relève d’une volonté de l’auteur ou s’il s’agit uniquement de moi, mais cela ne m’a pas vraiment dérangé. Comme pour la présence féminine, la lecture aurait sans doute été encore plus passionnante si je m’étais mieux impliquée dans l’histoire.

Outre cela, La peste reste un magnifique roman, rempli à la fois de malheur et d’espoir qui vous fera réfléchir sur vous même et vous donnera également quelques leçons de vie.

Ce roman a donc été une agréable surprise. Pouvant paraître ennuyant aux premiers abords, le récit se révèle en fait fascinant.
Cette œuvre m’a totalement fait changer l’avis que je m’étais fait de Camus après avoir lu L’étranger.
Je ne peux alors que vous la conseiller.





✁ Note Livraddict:




[J’espère que cette chronique vous aura plu et vous aura donné envie de lire, n'hésitez surtout pas à me laisser un commentaire: rien ne me ferai plus plaisir. Gros bisous!]


Clémence.


samedi 17 janvier 2015

✐ Film ✐

Christmas story: 

La véritable histoire du père Noël


Famille – fantastique -  drame



☛ Réalisateur : Juha Wuolijoki
    ☛ Acteurs : Hannu-Pekka Björkman
  ☛ Durée : 1h20
☛ Date de sortie : 2008
☛ Nationalité : Finlandais

☛ Résumé :
En Laponie, les parents de Nikolas périssent dans un accident. Les familles du village décident de l'élever chacune leur tour pendant un an. Pour les remercier, Nikolas leur fabrique des objets en bois qu'il donne le jour de Noël. Ainsi commence l'histoire du Père Noël...







✁Ce que j'en ai pensé:



Il y a quelques temps j’ai posté la chronique du livre La véritable  histoire de Noël ( ici ). A ce moment, je ne savais pas du tout que l’histoire  avait été adaptée à l’écran. C’est en cherchant a tout hasard sur youtube que j’ai trouvé le film finlandais.
Ayant adoré le livre, il fallait évidemment que je regarde le film !

 Mais, que vaut-il ?


Premièrement, le film reprend très bien chaque moment fort et important de l’histoire ce qui est bien sur ce que l’on attend d’une adaptation. On retrouve également les beaux paysages enneigés que l’on s’imagine à la lecture, pour mon plus grand bonheur. Les décors sont donc magnifiques et nous font rêver !

Quelques éléments changent ou ont été retirés évidemment, mais cela ne m’a pas du tout dérangé. L’histoire n’est pas racontée de la même façon que dans le livre. En effet, ce n’est pas un grand père qui la fait découvrir à ses enfants, mais le personnage principal qui nous en fait le récit. Tout au long du film, le narrateur (Nicolas) nous raconte donc son histoire, ses émotions ect.. ce qui lui donne un coté conte de fée très appréciable.

Le rythme  m’a parfois paru un peu rapide. Mais cela est du à la densité du roman d’origine qui avait, lui aussi un rythme assez soutenu.
Tout comme dans le roman, Nicolas est très attendrissant et attachant dès les premières minutes.
Les dialogues reprennent quasiment les mêmes paroles que dans le livre. Les musiques sont parfaitement bien choisies pour chaque situation et nous emportent au cœur de l’histoire qui devient  grâce à elles encore plus  féerique.
L’histoire reste en générale très émouvante et bourrée d’émotions, bien que celles-ci soient quand même atténuées par rapport au livre (comme dans toute adaptation).





Le film reste donc assez fidèle au livre. Il est, lui aussi rempli de simplicité, de pureté et d’émotions. C’est un film parfait durant les fêtes de Noël, pour les petits comme pour les grands. Ce n’est pas un coup de cœur comme cela a été le cas pour le livre, mais cette adaptation est tout de même merveilleuse. Je recommande !!!




✁ Notes Allociné:                                         ✁ Ma note:



                      





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Clémence.

samedi 1 novembre 2014

✐ Chronique littéraire ✐

L’ETRANGER

Classique






☛Auteur:  Albert Camus
☛Edition: Folio
☛Format : Poche
☛Nombre de pages: 186


☛ Résumé:  "Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français..."








✁Ce que j'en ai pensé:


La première chose qui m’a marquée, dès la première page, c’est l’écriture plutôt inhabituelle de l’auteur. En effet, sa façon de nous raconter l’histoire est loin d’être une des plus attrayantes. Cette plume ne m’a personnellement pas vraiment convaincue, elle m’a parue monotone et dénuée de vie.
En ce qui concerne l’histoire, je ne lui ai pas trouvé beaucoup d’intérêt pour la majeure partie du livre. Il est vrai qu’elle devient un peu plus intéressante au commencement de la seconde partie, mais je n’irai pas jusqu’à dire qu’elle est passionnante.

Le seul moment qui m’a quelque peu captivé a été le dernier chapitre. On y suit le personnage dans ses réflexions sur la vie devant son exécution imminente. C’est selon moi la partie la plus intéressante mais qui arrive bien évidemment trop tard…

Je pense que cette dé-plaisance envers l’histoire m’est venue surtout à cause du personnage principal. En effet, celui-ci est très froid, impassible et semble dénué de toute émotion (que ce soit face à sa mère décédée ou lorsqu’il tue un homme). On peut néanmoins percevoir une once d’humanité lorsqu’il réalise qu’il va être exécuté. Cependant cette lueur s’éteint assez vite. 

Je dois tout de même reconnaître que cette déception est surement en grande partie personnelle. D’après les commentaires que j’ai pu voir sur Livraddict, un bon nombre de personnes ont appréciées cette lecture et certains vont même jusqu'à dire qu’il s’agit de leur ouvrage préféré de Camus.

Je n’ai pas vraiment d’explication au fait que je n’ai pas tellement apprécié, peut être à cause du personnage ou de l’écriture auxquels je n’ai pas accroché,  ou encore à cause de l’ambiance particulière du récit.

Je ne vais pas aller plus loin dans ma critique, mais vous invite tout de même à découvrir ce classique.




 
✁ Note Livraddict:







[J’espère que cette petite chronique vous aura plu et vous aura donné envie de lire, n'hésitez surtout pas à me laisser un commentaire: rien ne me ferai plus plaisir. Gros bisous! ]

Clémence.




samedi 25 octobre 2014

✐ Chronique littéraire ✐

NE TIREZ PAS SUR L’OISEAU MOQUEUR

Drame





☛ Auteur: Harper Lee
☛ Edition: Le livre de poche
☛ Format : Poche
☛ Nombre de pages: 447



☛ Résumé :  Dans une petite ville d'Alabama, à l'époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche.
Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au cœur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis –, a connu un tel succès. Mais comment est-il devenu un livre culte dans le monde entier ? 








✁Ce que j'en ai pensé:




Et oui, je me suis enfin mise à lire ce monument incontournable de la littérature américaine !

Je viens à peine de refermer le livre et j’avoue que je ne sais pas vraiment par où commencer.
Cette histoire me semble être un vrai petit bijou notamment grâce au personnage principale et narratrice, cette petite fille dénommée Jean-Louise Finch alias Scout.

Malgré que nous sommes complètement différentes caractériellement parlant, je me suis immédiatement sentie très proche de cette enfant curieusement attachante.

Tout au long du roman nous allons apprendre à connaitre Scout et sa famille en les voyant grandir/vieillir au fil des pages. A travers ses yeux, nous allons surtout découvrir une société américaine des années 30 plus qu’imparfaite qui est d’ailleurs critiquée par les Finch, alors en avance sur son temps. Les valeurs défendues par cette famille nous permettent aussi de nous remettre en question à plusieurs reprises.

De sa petite enfance aux prémices de son adolescence nous allons voir l’univers de Scout évoluer : d’un début maladroit rythmé par l’imaginaire enfantin, elle va petit à petit découvrir le fonctionnement de la vie. La petite fille nous permet alors de découvrir la cruauté et l’égoïsme de certains individus notamment à travers la persécution subite par les gens de couleurs. Le récit est également rythmé de moments de joie qui permettent de nuancer le « coté obscure » de cette société.
J’ai également beaucoup aimé suivre les relations entre tous les personnages, notamment entre scout et son frère qui montrent à quel point la rupture enfance – adolescence peut être forte et rapide tout en perpétuant un certain amour fraternel.

L’univers adulte s’ouvre petit à petit à Scout et son frère, Jem (mais aussi leur ami Dill). Le fait que Scout soit narratrice nous permet, d’une façon assez remarquable, de comprendre tous les questionnements et pensées que peuvent avoir les enfants durant cette période de transformation cruciale.

Je ne vais pas plus rentrer dans le cœur de l’histoire puisque j’ai envie de vous laisser découvrir par vous-même ce trésor littéraire.

L’écriture est très fluide, riche et retranscrit parfaitement toute l’innocence et parfois la révolte de notre personnage principal ce qui en fait une lecture à la fois simple et très agréable. Haper Lee a réussit l’exploit de mêler un univers très enfantin aux drames des adultes tout en restant très crédible et pertinente dans son écriture.

Je ne sais pas trop quoi dire de plus à part que cette lecture a été un gros coup de cœur ♥ et je vous encourage donc fortement à vous ruer dessus si ce n’est pas déjà fait.
Je tiens aussi à préciser que je trouve la couverture de cette édition très jolie, qui reflète très bien l’innocence de Scout.






Remarque : Le film adapté de cet ouvrage est Du silence et des ombres   (en noir et blanc). Je vais très certainement le regarder et en faire une critique comparative avec le roman.




Je finirai par une citation, réplique de Jem, qui se trouve page 352 du livre et qui résume parfaitement, selon moi, l’univers de l’histoire :
 « -C’était ce que je pensais moi aussi, finit-il par dire, quand j’avais ton âge. S’il y a qu’une seule sorte de gens, pourquoi n’arrivent-ils pas à s’entendre ? S’ils se ressemblent, pourquoi passent-ils leur temps à se mépriser les uns les autres ? Scout, je crois que je commence à comprendre quelque chose ! Je crois que je commence à comprendre pourquoi Boo Radley est resté enfermé tout ce temps. C’est parce qu’il n’a pas envie de sortir ».



✁ Note Livraddict: 








[J’espère que cette chronique vous aura plu et vous aura donné envie de lire, n'hésitez surtout pas à me laisser un commentaire: rien ne me ferai plus plaisir. Gros bisous! ]


Clémence.